Ces anciens membres du clan Trump emportés par l’enquête russe

Reconnu coupable de tous les chefs d’accusation qui pesaient contre lui, le conseiller de l’ombre de Donald Trump, Roger Stone sera fixé jeudi sur son sort.

Longtemps conseiller de l’ombre de Donald Trump, ce personnage haut en couleur a bâti sa réputation sur sa maîtrise des coups tordus au cours des quarante dernières années. Roger Stone a été reconnu coupable en novembre dernier de tous les chefs d’accusation qui pesaient contre lui. À savoir: mensonge sous serment, subornation de témoin et entrave à la justice. Il a notamment menti devant le Congrès sur ses contacts avec l’organisation WikiLeaks au sujet des e-mails démocrates piratés pendant la présidentielle. Il a poussé un associé à mentir à propos de son rôle d’intermédiaire entre lui et Julian Assange. Il connaîtra sa peine jeudi 20 février. Il encourt 20 ans de prison, ce qui pourrait mettre fin à sa carrière de «dirty trickster».

Plusieurs autres membres de l’entourage, plus ou moins proche, de Donald Trump ont été mis en examen ou déjà condamnés dans le sillage de l’enquête de Robert Mueller.

Michael Cohen se trouve, lui, déjà derrière les barreaux. Le bureau et le domicile de l’ex-avocat de Donald Trump avaient été perquisitionnés en avril 2018. L’intéressé, qui s’est longtemps vanté d’être le «pitbull» de son riche client, avait rapidement préféré coopérer avec la justice. Son nom figure une centaine de fois dans le fameux rapport Mueller.

Il écopera de trois ans de prison. Il a été reconnu coupable de fraude, violation des lois sur la campagne électorale pour avoir monnayé en 2016 le silence de deux femmes affirmant avoir eu une liaison avec Donald Trump. Il a également reconnu avoir menti devant Congrès sur la poursuite jusqu’en juin 2016 de discussions sur la construction d’une Trump Tower à Moscou. Il a commencé à purger sa peine le 6 mai dernier. Il a récemment cherché à obtenir sa libération anticipée. En vain.

Michael Flynn est le seul ancien de la Maison-Blanche à être poursuivi. Il a brièvement occupé le poste de conseiller à la Sécurité nationale – vingt-deux jours précisément -, avant d’être emporté par l’affaire russe. Le général à la retraite Michael Flynn avait plaidé coupable en décembre 2017 d’avoir menti au FBI au sujet de ses contacts avec l’ambassadeur russe Sergueï Kislyak pendant la transition entre Barack Obama et Donald Trump. L’accusé a cherché le mois dernier à retirer son accord et le report de l’audience. Pour ce faire, il doit obtenir l’assentiment du juge. En vertu de l’accord, le général risque une peine maximale de six mois d’emprisonnement en échange de sa coopération à l’enquête. Quand mentir au FBI est un délit passible d’une peine allant jusqu’à cinq ans de détention. L’énoncé de sa peine a été reporté à la fin du mois.

Si lui n’a pas eu l’honneur de suivre Donald Trump à la Maison-Blanche, Paul Manafort peut tout de même se targuer d’avoir, au moins quelque mois, été son directeur de campagne. Plusieurs délits avaient été exhumés au détour de l’enquête russe. À la surprise générale, le septuagénaire avait accepté un accord de plaider coupable. La justice a plus tard estimé qu’il avait violé les termes de ce dernier.

Paul Manafort a été condamné à un total de sept ans et demi de prison par la justice fédérale pour fraude fiscale et fraude bancaire. Il avait dissimulé au fisc des dizaines de millions de dollars de commissions en provenance d’Ukraine. Il a depuis échappé à 25 années supplémentaires d’incarcération devant un tribunal new-yorkais. Il peut encore

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