Burkina : L’impact du couvre-feu sur la mobilité, les accidents et les plaintes pour vol.

En vigueur depuis le 21 mars 2020, le couvre-feu est l’une des importantes mesures prises par le gouvernement pour freiner la propagation du Covid-19 au Burkina Faso.  Si son instauration et son prolongement crée des préjudices au secteur économique, son impact sur la circulation urbaine, la protection des personnes et des biens serait appréciable.  Aimé Salvador BOUGMA, Commissaire principal de police, commissaire central de police de la ville de Ouagadougou note à ce sujet que l’impact du couvre-feu sur la mobilité, les accidents et les plaintes pour vol de biens pour la période du 21 mars au 06 mai 2020 sont en baisse. Dans cet entretien, le premier responsable du Commissariat central de la ville de Ouagadougou nous en parle chiffres à l’appui.

Aimé Salvador BOUGMA (A.S.B ) :  Je  suis  Aimé Salvador BOUGMA, Commissaire principal de police, commissaire central de police de la ville de Ouagadougou.

ArtistesBF (ArtBF ) : Le couvre-feu est en vigueur au Burkina depuis le 21 mars 2020 pour des raisons de santé. Quels sont depuis cette date les statistiques de vols ou de plaintes enregistrées ?

A.S.B :  Il faut dire que le Commissariat central de police de la ville de Ouagadougou et les commissariats d’arrondissement ont enregistré 83 cas d’accidents depuis que la mesure du couvre-feu est en vigueur. Il y a également le service régional de la circulation routière qui a enregistré 35 cas ; ce qui fait un total de 118 cas d’accident constatés dans la ville de Ouagadougou durant la période du 21 mars au 06 mai 2020.

Au titre des plaintes, nous avons enregistré 493 plaintes. Ces plaintes font suite aux infractions commises durant le couvre-feu.

ArtBF  : Quelle analyse faites-vous de ces statistiques enregistrés pendant le couvre-feu ?

A.S.B :  Au niveau des accidents aussi bien qu’au niveau des plaintes, les statistiques sont en baisse. Nous avons enregistré 493 cas de plaintes sur une longue période. Cela montre qu’il y a moins de commission d’infraction au moment du couvre.

Pour les cas d’accidents, c’est très simple parce que les rues se sont vidées de leurs usagers. Il n’y a quasiment pas de circulation routière.

ArtBF  : Quelles sont les difficultés de terrain que vous rencontrées ?

A.S.B :  Les difficultés sont surtout liées à l’incivisme de la population. Il faut dire qu’il y a des citoyens qui ne respectent pas la mesure du couvre-feu. C’est ce qui complique la tâche de nos éléments sur le terrain. Il faut à la fois essayer de faire respecter la mesure du couvre-feu et protéger les personnes et sécuriser leurs biens ;

ArtBF  : Votre dernier mot

A.S.B :  Nous demandons tout simplement aux populations d’être plus civique et de respecter les mesures édictées par nos autorités afin de briser la chaine de contamination de la maladie.

Propos recueillis par Fatim BARRO et Patrick COULIDIATY

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *