Burkina : Réouverture des classes, la contribution des parents d’élèves est attendue.

Il était 7h 45 quand nous arrivions au Complexe Scolaire l’Aurore.  Devant chaque classe est installé un dispositif de lave-mains. Le Directeur, les surveillants, l’intendant et les chefs de classes échangent entre eux sur la répartition et la distribution des masques.

Nous abordons le Directeur des études secondaires Ali OUEDRAOGO pour avoir une idée sur la réouverture des classes dans son établissement.  « ils sont fin prêts  à reprendre les cours comme le ministère le recommande« , nous a t–il lancé fièrement.

« Dès la rentrée administrative, nous avons pris contact avec les autorités de l’établissement à savoir le fondateur  et les intendants pour qu’ils mettent à notre disposition  les différents moyens afin que nous puissions satisfaire  les besoins des élèves par rapport aux mesures barrières. Nous avons également eu une rencontre avec  la Direction régionale  à savoir le coordinateur de l’arrondissement qui nous a donné les informations sur tout ce qui a été pris comme disposition pédagogique et administrative pour que nous puissions reprendre les cours. Ainsi, il nous a été dit que la période est réservée  pour rattraper  l’année. A ce titre donc, ce sont des cours qui sont dispensés et il faut éviter les devoirs pour ne pas perturber ces élèves en classe d’examen. Ils ont également demandé à ce que nous puissions calculer les moyennes pour les autres classes afin de rendre disponibles les bulletins et cela est déjà fait  puisque nous devons tenir notre conseil. « 

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En ce qui concerne les mesures barrières, tout est pratiquement près. Mais la difficulté est au niveau de la distanciation. Nous avons des effectifs qui tournent autour de cinquante (50) élèves et ils sont assis deux  à deux. En 3ème, ils sont autour de cinquante-cinq (55).  Pour les masques, nous en avons reçu près de 400. On a donné 02 masques par élève et  2 masques  lavables à chaque personnel permanent. Chaque élève prend ses masques et signe. Pratiquement tout est fin prêt sauf le problème de la distanciation.

« Nous essayons d’appliquer à la lettre les consignes même  si on sait que l’être humain et de nature difficile à gérer », nous confie Adama COMPAORE, Intendant au complexe Scolaire l’Aurore.

Nous avons mis les masques à la disposition des élèves et des lave-mains devant chaque classe pour freiner la propagation de la maladie. On va également essayer de sensibiliser chaque jour que Dieu fait les élèves au port du masque et au lavage des mains, à l’entrée et à la sortie de la classe. En termes de suivi, nous allons le confier à tous les éducateurs de l’établissement,  chaque éducateur va faire l’effort de faire le tour des classes, vérifier et s’assurer que les élèves respectent les mesures. c’est le seul moyen qui puisse nous aider à stopper cette maladie. Les masques ont été donnés par le ministère et les lave-mains sont l’effort de l’établissement », rappelle Adama COMPAORE.

Shérifatou Awa OUEDRAAOGO  est élève en classe de 3ème. Elle a bon espoir que les mesures seront bien respectées.

« A notre arrivée, nous avons vu des lave-mains. Quand on est rentré en classe, on nous a distribué des masques.  Chaque élève a deux masques. Si tu portes un masque jusqu’au soir, arrivé à la maison, tu le laves. Le lendemain tu reportes le deuxième. Ils nous ont dit qu’on est obligé de le porter pour notre propre santé et pour notre sécurité. Le masque est confortable, on arrive à respirer. Je pense qu’on pourra respecter le port s’il y a un suivi des surveillants. Il faut qu’ils passent contrôler puisqu’il y a certains qui disent qu’ils n’arrivent pas à respirer avec ça. Mais c’est obligé puisque c’est une maladie contagieuse, on n’a pas à risquer notre vie.

Dans la section primaire de l’établissement,  les  dispositifs sont aussi en place. Et le Directeur de la section primaire du complexe l’Aurore, SANA Salif   de confirmer : « la reprise a été effective, les enfants sont venus très tôt accompagnés par leurs parents. Et comme on avait demandé qu’on suive effectivement les gestes barrières, nous les suivons à la lettre. En termes de suivi, comme ce sont des enfants, nous mettrons l’accent sur la sensibilisation. Je pense que les parents aussi pourront nous accompagner dans ce sens ».

Source : Fatim BARRO (ArtistesBF)

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