Donald Trump fâche les évêques américains

Les faits. Donald Trump s’est rendu devant le Sanctuaire national Saint-Jean-Paul-II, à Washington, mardi 2 juin. Plusieurs évêques catholiques américains ont dénoncé une instrumentalisation politique. Caroline Celle.

Donald Trump n’en finit plus de jouer la carte du religieux. Mardi 2 juin, il s’est rendu au Sanctuaire national Saint-Jean-Paul-II, avec son épouse Melania Trump, à ­Washington D. C. Il a ensuite signé un décret à la Maison-Blanche, allouant des fonds supplémentaires à la politique américaine de défense de la liberté religieuse dans le monde. La veille, il avait brandi la Bible devant l’église épiscopalienne Saint-John.

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La visite de Donald Trump au sanctuaire avait officiellement pour but de rendre hommage à Jean-Paul II, quarante et un ans après le premier voyage du pape polonais dans son pays natal. Mais le président des États-Unis s’est attiré les foudres de plusieurs responsables de l’Église catholique américaine, tels que l’archevêque de Washington, Mgr Wilton Gregory.

Alors qu’une centaine de manifestants antiracistes étaient rassemblés près du sanctuaire, le couple présidentiel a observé un moment de recueillement devant l’édifice. Lieu de pèlerinage pour les catholiques, il a été fondé par les Chevaliers de Colomb, une organisation de charité catholique née en Amérique aux positions réputées conservatrices.

L’indignation d’un archevêque afro-américain

L’archevêque de Washington, premier Afro-Américain à accéder à cette fonction dans le catholicisme américain, s’est insurgé, jugeant dans un communiqué qu’il était « déconcertant et répréhensible qu’un établissement catholique permette d’une façon si odieuse d’être trompé et manipulé par un procédé qui viole nos principes religieux ».

En réponse, le site du sanctuaire a publié une déclaration sur son site quelques heures après la visite. L’organisation défend le lien symbolique entre la figure de Jean-Paul II, « infatigable avocat de la liberté religieuse » et le décret signé par Donald Trump.

Les catholiques américains très divisés

Juste après sa visite, le président américain a officialisé l’allocation de 50 millions d’euros supplémentaires à des programmes de liberté religieuse à l’international. Les Chevaliers de Colomb constituent un soutien actif de cette politique américaine, mise en place en 1998 et régulièrement invoquée par Donald Trump.

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