La « Coalition rupture », la  nouvelle alliance politique

La coalition rupture

Le Collectif des partis politiques (APP/BURKINDI – MPS – PUR – URD/MS – RDEBF) a organisé  une conférence de presse  ce 29 juin 2020 au Centre National Cardinal Paul Zoungrana pour le lancement de la « Coalition Rupture »,  une nouvelle alliance politique réunissant les membres dudit collectif.

La « Coalition Rupture » est le résultat d’une unité de forces patriotiques réunie autour d’une plateforme politique commune dont l’ambition est de bousculer dès maintenant les lignes politiques. Il s’agit des partis politiques : Alternative Patriotique Panafricaine (APP/BURKINDI), Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS), Rassemblement Des Ecologistes du Burkina Faso (RDEBF), Progressistes Unis pour le Renouveau (PUR), Union pour la Renaissance Démocratique, Mouvement Sankariste (URD/MS).

Cette nouvelle alliance s’articule autour d’un projet politique commun qui veut incarner les aspirations du peuple sur trois objectifs majeurs : la rupture de la mal gouvernance, le renouvellement de la classe politique et l’avènement d’une gouvernance au service de la Nation entière.

En effet, au cours de cette conférence, les membres du collectif ont dressé un tableau sombre de  la gestion du pouvoir en place. Pour eux, « malgré les attentes au changement de la jeunesse à la suite de l’insurrection historique et admirable, le bilan des cinq années du régime MPP est négatif et par endroit chaotique. « 

Et selon Séré Adama, Président RDEBF « C’est un échec cuisant pour l’ensemble du pouvoir et ses alliées. Le Burkina vit la crise la plus grave de son existence depuis la reconstitution de la Haute volta en septembre 1947. Et cela se constate par la crise multidimensionnelle désastreuse et profonde que le pays traverse  aussi bien sur le plan  sécuritaire, humanitaire  que  sanitaire

Au regard de la gravité de la situation, la coalition « Rupture » affirme  qu’une rupture vraie de gouvernance s’impose et qu’il  est impératif que des forces politiques sincères, patriotes, préparées et averties assument la libération politique et la libération totale du territoire. D’où la création de cette coalition « Rupture ».

Aussi, la coalition   s’engage-t-elle  dans une voie du renouvellement qualitatif du personnel politique qui est un défi clé du Burkina post-insurrectionnel afin de fermer la longue parenthèse politique ouverte il y a plus d’une trentaine d’années.

Et pour y parvenir, le collectif  estime que les élections prévues se tenir le 22 novembre 2020, constituent le tournant décisif pour l’émergence de nouvelles dynamiques et de nouvelles forces alternatives.  Le collectif souhaite donc qu’elles se tiennent  à bonne date mais pas à n’importe quel prix car il s’agit d’élections démocratiques, c’est-à-dire à la fois inclusives et sincères, débarrassées de la fraude et de la corruption électorales dans les respects stricts de la constitution et des lois  républicaines. D’ailleurs, elle met en garde les acteurs chargés de garantir la tenue d’élections démocratiques dans notre pays à savoir la CENI  et l’ONI qui devront rendre compte de leurs opération afin de lever toutes incertitudes

Pour terminer,  l’alliance dit être dans le principe et l’option d’une candidature unique aux élections présidentielle et des listes communes aux législatives et aux municipales sur l’ensemble du territoire nationale. Elle appelle tous les Burkinabè à se mobiliser autour de  la coalition politique, afin de créer les conditions d’une véritable rupture dans la gouvernance de notre pays.

Fatim BARRO

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