UPC : Le bilan à mi-parcours

Le groupe parlementaire de l’Union pour le Progrès et le Changement (GP-UPC) a animé un point de presse ce vendredi 17 juillet 2020 à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre, le bureau du parti du lion a fait le bilan de la première session de l’année 2020.

La première session de l’année 2020 a été marquée par la crise sanitaire et la déclaration du Premier ministre Christophe Marie Dabiré sur la situation nationale. Ce qui a conduit les autorités du Burkina Faso à édicter des mesures barrières qui ont été à l’origine de l’annulation de plusieurs activités notamment celles des parlementaires.

Abordant les activités au niveau de l’assemblée Nationale (AN) du Burkina Faso l’UPC note  la session extraordinaire qui s’est tenue du 09 au 23 janvier 2020, une session au cours de laquelle, les débutés se sont prononcés sur un certain nombre de préoccupations majeures dont particulièrement les lois portant prorogation de l’état d’urgence, de l’institution de volontaires pour la défense de la Patrie, de la fixation de quota et des modalités de positionnement des candidatures et bien d’autres.

A la première session ordinaire, l’institution parlementaire a examiné 24 projets de loi dont 23 ratifications et un projet de loi portant création du tribunal de grande instance de Ouaga II. « Sur ces différentes lois, le groupe parlementaire UPC a donné son accord à l’exception de la loi d’habilitation où il estime entre autres que l’exécutif abuse des droits exceptionnels », a rappelé le président du GP-UPC Justin Compaoré.

 Au regard des difficultés rencontrées au niveau des opérateurs de téléphonie mobile et sur la promotion de l’immobilier au Burkina, l’Assemblée Nationale a pris deux résolutions pour venir à bout de ces problèmes. Il s’agit de la résolution portant création d’une commission d’enquête sur le système de téléphonie mobile au Burkina et celle portant création d’une commission d’enquête sur le système de la promotion immobilière au Burkina Faso.

En ce qui concerne les crises que traversent le Burkina, les députés de l’UPC disent avoir posé des préoccupations liées à la gestion de la crise sanitaire, sécuritaire et éducative.

Selon Justin Compaoré, la session ordinaire fut assez exceptionnelle car elle n’a pas fait l’objet de questions au gouvernement, en respect des mesures barrières édictées.

Pour ce qui est des travaux de la deuxième session extraordinaire débutée le 29 juin 2020, les députés auraient examiné d’importants projets de lois et fait des restitutions de plusieurs rapports des missions initiées par l’AN. Cette deuxième session selon les conférenciers, est marquée par la restitution des rapports de mission d’enquêtes relatives aux sorties de la délégation parlementaire dans cinq (5) régions du Burkina fortement impactées par l’insécurité.

 Les premières journées parlementaires de l’année 2020 se sont tenues du 13 au 15 mars à Tenkodogo autour du thème : « Quelle contribution du groupe parlement UPC pour l’opérationnalisation du processus de réconciliation nationale au Burkina Faso ? ».

A l’issu de ces réflexions, les députés ont fait des recommandations pour un climat social apaisé. Ce sont entre autres :

– La célérité dans le traitement des dossiers confiés aux institutions en charge de la mise en œuvre du processus réconciliation nationale,

-faire la lumière sur les crimes de sang des conflits intercommunautaires. 

La première session de l’année 2020 a pris fin le 13 juillet dernier, date de clôture de la deuxième session extraordinaire.

Jeanne LAYA

 

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