Lutte contre le trafic illicite de biens culturels

Des biens provenant du Cameroun ont été interceptés par le bureau de la douane de l’aéroport de Ouagadougou et remis au ministère de la culture des Arts et du Tourisme ce 29 décembre 2020. La cérémonie solennelle de remise a eu lieu au Musée de la musique Georges Ouédraogo en présence du SG du ministère de la culture, des responsables des différents bureaux des douanes. Des livrets de sensibilisation sur le trafic illicite ont été remis à la douane.

« Le trafic illicite du patrimoine culturel occupe la 3e place après les armes et la drogue ». C’est ce triste constat que Lassina Simporé, Secrétaire général du ministère de la culture des Arts et du Tourisme a dépeint, une pratique qui prend de plus en plus de l’ampleur dans le paysage culturel. L’engagement et  la détermination du bureau de douane de l’aéroport de Ouagadougou, à lutter contre le trafic illicite du patrimoine culturel,  a permis de mettre la main sur un important patrimoine illicitement convoyé depuis le Cameroun. Les faits se sont déroulés en novembre 2019 selon le secrétaire général du ministère de la culture, des Arts et du tourisme, Dr Lassina Simporé. Selon lui, la saisi de ces biens a été rendue possible grâce à l’engagement commun entre les différents corps et le ministère dans leur mission de contrôle, de promotion et de protection des patrimoines culturels. A l’en croire, ce n’est pas la première fois que de tels objets d’art soient saisis. Il a en outre salué les efforts consentis dans la récupération de ces objets « combien importants sont-ils pour notre patrimoine », a-t-il, indiqué. Et Lassina Simporé de souhaiter qu’il soit intégré dans la formation de tous les acteurs intervenant dans la lutte contre le trafic illicite des patrimoines culturelles, des modules sur l’art et le patrimoine afin de susciter plus d’action. « Cela va leurs permettre de faire la différence entre un bien culturel et celui qui ne l’est pas », a-t-il précisé. Séance tenante, un important lot de livrets de sensibilisation sur le trafic illicite du patrimoine culturel a été remis aux délégations présentes. Et toujours dans une perspective de susciter plus d’efficacité, Lassina Simporé a suggéré qu’il soit intégré dans les curricula de la formation des élèves, l’enseignement sur les patrimoines culturels du Burkina Faso. Il invite à une refonte totale de l’enseignement qui prendre en compte l’art et les patrimoines culturels. De son avis, la notion de la valeur de la culture est en perte de vitesse de nos jours. « Les biens que nous venons de réceptionner seront remis au Musée national, destination par excellence pour ces types d’objets », a-t-il précisé, en attendant que l’Etat camerounais n’en demande l’extradition.

Didèdoua Franck ZINGUE

 

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