Monique Yeli KAM, femme entrepreneure, Cheffe d’entreprise

Réflexion : Nous avons rendez-vous cette semaine avec une Dame et plus précisément une politique. Mais avant de l’introduire, nous vous proposons de lire notre réflexion sur la participation de la femme burkinabè dans l’arène politique. Notre illustre personnalité a été révélée au public lors de la campagne présidentielle du 22 novembre 2020. Généralement après une compétition, les supporters ou autres observateurs de la scène ont toujours tendance à chanter les louanges du meilleur, noyant littéralement ainsi les efforts des autres concurrents. Or, être dernier ou mal classé après une compétition ne traduit pas forcément qu’on démérite. Pierre de Coubertin, ce fervent amoureux du sport disait que « l’essentiel, n’est pas de gagner mais de s’être bien battu ». Et Monique Yéli KAM puisque c’est d’elle qu’il s’agit, en est la parfaite illustration. Elle n’est pas certes la première burkinabè à être candidate pour la présidentielle au Burkina. Bien d’autres l’ont déjà devancée sur ce terrain.

Candidate en effet pour le compte de son propre parti le MRB, Monique Yéli KAM a été classée 2ème avec (0.23%) après bien entendu le dernier sur la liste des résultats définitifs. Avec un tel score, nous sommes tentés de croire que les femmes dans leur majorité n’ont vraiment pas voté pour la candidate. Nous rappelons que l’effectif des femmes au 5ème recensement de la population et de l’habitation (RGPH) est de 51,7%. Malgré les déperditions diverses (abstentions, bulletins nuls, mineures comprises), la candidate n’aurait pas eu en réalité le tiers des femmes en âge de voter. Ce constat nous oblige à conclure que la femme burkinabè serait encore loin d’atteindre un meilleur taux de représentativité dans les instances de décision au Burkina. Sinon, comment peut-on espérer un quota genre de 30% si rien n’est fait pour atteindre ce résultat ou du moins, si les femmes elles-mêmes décident de rester en arrière-plan (après les hommes) ?. Croire que les hommes sont mieux placés pour porter loin leurs voix, est peut-être une erreur car, aucun homme ne peut mieux porter la cause de la femme que la femme elle-même. Il était donc nécessaire pour les femmes de s’unir pour faire entendre aux hommes la cause de la femme et qu’on prenne leur lutte avec plus de sérieux.

C’est pourquoi, nous saluons le courage de Monique Yéli KAM, (seule dame) qui, à instar de Marlène Zébango, l’une des premières dames à créer un parti politique, Saran Sérémé en 2015 et Joséphine Ouédraogo en 2014 pendant la Transition, s’est engagée dans la course à la présidence de 2020. A notre avis, nous n’avons pas vu pendant la campagne présidentielle de 2020 une Yéli KAM en tant que candidate mais plutôt l’étendard des idéaux de la femme qu’elle portait sur elle durant la campagne. Malheureusement, à regarder les résultats définitifs de la CENI, le message de la candidate du MRB est passé à côté ; elle n’aurait pas reçu suffisamment le soutien de ses sœurs même si la candidate n’a pas voulu l’avoué. 

Femmes, où étiez-vous pendant l’élection présidentielle de 2020 ?

Chers lecteurs et lectrices, que votre majesté ne se mette pas en colère. Nous ne plébiscitons pas une personne ; Non !  Mais nous rêvons plutôt d’un « Burkina Women Force One » (BWF-1), avec une majorité de femmes à l’Assemblée nationale et une femme en tête de file de l’opposition. Mieux, une femme à la tête de la Magistrature suprême dans les prochaines présidentielles. Vous nous direz que nulle part au monde, aucun pays n’a réalisé une telle prouesse. Mais à l’inverse, nous disons que nulle part dans le monde, vous ne retrouverez un second Burkina. Notre pays est unique et les femmes burkinabè en sont capables. Nous le disons non pas dans un esprit belliqueux où la femme et l’homme se confronteront d’homme à femme ; non ! Nous souhaitons qu’à la présidentielle de 2025, la femme Burkinabè apporte suffisamment de l’équilibre dans la balance politique. Ce qui lui donnera plus de poids en termes de débats, de réflexion et de représentativité dans les instances décisionnelles. Certainement qu’à partir de là, nous pourrions désormais avec assurance et aisance parler du quota genre de 30% ou même 50% !

Si les femmes tiennent vraiment à un tel score, il faudra qu’elles s’y mettent ; tout de suite et maintenant, se battre en rangs serrés, accepter sacrifier certaines affinités et s’affranchir des pesanteurs socio-culturelles. Femmes ! Le quota genre est dans vos mains. Il est enfoui sur le terrain et non dans les bureaux ou dans des beaux discours. Marlène Zébango, Saran Sérémé, Joséphine Ouédraogo et Monique Yéli KAM ont tracé la voie …

Mais puisque nous parlions tantôt de rêves, souhaitons maintenant qu’il se réalise dans les 5 années à venir. En attendant, revenons vers Madame YELI MONIQUE KAM pour apprendre de son expérience politique.

C’est précisément en août 2020 que Yéli Monique Kam a été investie par son parti le Mouvement pour la Renaissance du Burkina (MRB) comme candidate à la présidentielle de novembre 2020. Seule femme en liste, elle affronte une dizaine de candidats parmi lesquels l’actuel président Roch Marc Christian Kaboré, Eddie Komboïgo Zéphirin Diabré, Isaac Zida, Kadré Désiré Ouédraogo, Gilbert Ouedraogo …

Le 18 décembre 2020, les résultats définitifs de l’élection présidentielle 2020 tels que proclamés par la cour constitutionnelle donne 6 442 voix soit 0,23%  pour la candidate du MRB.

Finie donc le tintamarre, les tractations et  autres angoisses… Foulard « luiwli Pendè » rangé, Monique Yéli KAM a même repris ses activités de courtage. C’est véritablement une femme débordante d’énergie que nous avons rencontrée ce 23 février 2020 à la SAGER, sa société de courtage. Quelle leçon tire-t-elle de cette course à la présidence ? elle nous l’a dit sans détour dans cet entretien que nous proposons de lire.

Parcours

ArtistesBF : (ArtBF) : C’est à la faveur des élections présidentielles 2020 précisément que les burkinabè vous découvrent. Avant cette date, vous étiez comme le dit un adage populaire, « pour mieux vivre, vivons cachés ». Est-ce que vous y croyez vraiment ?

Monique Yéli KAM (MYK) : Tout dépend de la conception de chacun. Je me suis montrée au peuple burkinabè aujourd’hui parce que j’ai estimé que le moment est venu de leur apporter ou de leur retourner ce que ce pays-là m’a donné depuis des décennies. Ce n’est donc pas pour moi une question de se faire voir ou de vivre cachée, mais une question de donner au peuple lorsque le moment arrive.

ArtBF : Madame Kam, le commun des burkinabè voudrait savoir à quoi vous vous occupez avant le 22 novembre ? Quelle était votre activité principale ?

MYK : Je suis entrepreneure et cheffe d’entreprise. J’ai mon entreprise dénommée SAGER (Solutions en Assurance et Gestion des Risques), une société de courtage en assurances toutes branches, toutes compagnies d’assurances.

ArtBF : Parlez -nous de votre société et sa vocation

MYK : Le courtage d’assurance est une activité d’intermédiation en assurance qui est instaurée et régie par le code de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA), l’organe de régulation du secteur des assurances regroupant 14 pays africains. Les courtiers d’assurance ne sont pas  les sous-traitants des sociétés d’assurance car il n’y a pas de lien juridique entre eux. Dans l’intérêt des assurés, le régulateur organise et contrôle les activités de deux acteurs professionnels indépendants qui doivent intervenir ensemble auprès des assurés dans le secteur de l’assurance. Ces deux acteurs indépendants; la compagnie d’assurances et le Courtier d’assurance; sont soumis aux obligations édictées par le code CIMA. Selon le livre 5 du code CIMA, le courtier d’assurance assure trois (03) fonctions relatives à la distribution de l’assurance qui sont : le conseil de garanties adaptées au besoin de l’assuré, la mise en relation de l’assuré avec le meilleur assureur et l’accélération de la prise en charge du sinistre. C’est grâce  au courtage d’assurance que l’assuré  peut faire le meilleur choix. Sans le courtage, l’assuré découvre souvent les conditions de son assurance qu’après l’accident et lors de la réclamation de l’indemnité. Il est déçu quand il découvre la franchise, les exclusions, les plafonds, etc. après l’accident. En cas d’accident, le courtier s’occupe de toutes les formalités pour une prise en charge rapide du sinistre.

ArtBF : En 2012, vous démissionnez de Allianz Assurances pour créer en 2018 votre propre Société (SAGER). Qu’est-ce qui n’allait pas dans votre ancienne compagnie ?

MYK : Grâce à la Franchise de la compagnie Allianz Burkina Assurances, elle a assuré avec brio le management de quatre (4) points de vente sur le territoire en tant qu’Agente Générale d’Assurances. Etant en permanente quête de performance, en 2018, elle décide de lancer SAGER, sa propre marque, pour offrir des solutions d’assurances.

ArtBF : Alors la SAGER fonctionne depuis 2018, comment se porte-t-elle ?

MYK : La grande expertise en assurance de Yéli Monique Kam lui garantit un portefeuille avec SAGER, auprès des acteurs privés, des multinationales, des sociétés minières, PME et PMI.

ArtBF : En termes de bilan que peut-on retenir de la SAGER ?

MYK : La société de courtage SAGER entend contribuer à démystifier l’assurance. Elle œuvre pour que chaque client soit satisfait de son assurance. Il y a de nombreux avantages pour le client à solliciter  les services d’un courtier avant de souscrire une police d’assurance.

D’abord, le courtier met son expertise au service du client en l’informant et en lui conseillant une couverture d’assurance adaptée à son besoin.

De plus, avec l’accompagnement du courtier, le client est sûr de faire un meilleur choix de contrat et d’assureur. A travers sa fonction de suivi du contrat, le courtier s’occupe de tous les ajustements nécessaires et du renouvellement.

Un autre avantage pour le client, est la garantie d’une prise en charge rapide en cas de sinistre, car le courtier s’occupe de toutes les formalités pour accélérer la prise en charge. En fait, le courtier décharge son client du parcours habituel long et pénible semé de va-et-vient permanent, en accomplissant toutes les formalités pour accélérer la prise en charge.  En résumé, le courtier offre au client la garantie d’être satisfait de son assurance.

ArtBF : Madame, vous êtes dans la politique depuis 2010. Du CDP, vous avez viré au MPP en 2014 avant de créer votre propre parti en 2020. Peut-on comprendre par ce nomadisme politique que c’était des étapes d’apprentissage pour pouvoir créer votre propre parti ?

MYK : J’ai beaucoup appris de ces différentes étapes. Mais pour moi, là n’est pas le problème. A un moment donné, on est prêt à apporter un plus pour contribuer au développement de ce pays, pour moi, il vaut la peine d’essayer ! Et en ce moment-là, les ainés seront fiers de vous.

ArtBF : Que reprochez-vous au juste au CDP et au MPP ?

Rien du tout ! Je n’ai jamais eu de problème au CDP, ni au MPP.

ArtBF : Et vous avez décidé de sortir de votre réserve en vous lançant dans la campagne du  22 novembre 2020. Y avait-il le feu à la case pour que vous preniez une telle décision ?

MYK : Pas du tout !. J’ai jugé, estimé avec modestie que le moment est venu d’apporter un plus à ce pays. De contribuer au développement économique et social aux côtés des ainés !

ArtBF : Lorsque votre décision a été prise pour aller pour la présidentielle, Quelle a été la réaction de vos proches. Est-ce que votre époux n’a pas sursauté ?

MYK :  Super cool ! J’ai l’infaillible soutien de mon cher époux et de ma famille ! Tout se passe très bien !

J’ai dit à mon époux que je veux m’engager dans la politique. Je vais créer un parti politique pour apporter ma contribution sociale, économique à l’échelle nationale. Sa réaction était est-ce que je me sens prête ? Après qu’il soit rassuré que j’étais prête, il m’a donné son accord, ses bénédictions et même qu’il est le premier militant de mon parti.  Mais je vous rassure qu’il n’a pas sursauté comme vous le pensé. Certes qu’il faut les moyens pour toute entreprise. Mais je crois que nous avions le minimum avant de nous engager ! Les enfants ont aussi bien apprécié mon choix. Et comme je vous le disais tantôt, j’apportais déjà ma contribution dans une association de mouvement éducatif au Burkina. J’étais déjà engagée dans des actions citoyennes, d’appui scolaire et dans l’encadrement de jeunes diplômés. J’ai eu une reconnaissance du ministère qui m’a décerné un trophée.

ArtBF : Pour avoir été la seule femme candidate aux élections présidentielles, vous rentrez ainsi dans le panthéon de l’histoire du Burkina. Quelle leçon tirez-vous ?

MYK : C’est un honneur que vous me faites ! Le moment sera venu où il faut tirer les leçons ! Pour l’instant, on continue de se battre ! J’ai été la seule femme candidate aux élections présidentielles de 2020, mais je ne suis pas la seule femme qui ait été candidate à une présidentielle au BF. On a l’ambition d’apporter, de contribuer avec modestie à la construction de ce pays, et nous y attelons !

ArtBF : A votre avis qu’est-ce qui n’a pas bien marché ?

MYK : Ce n’est pas moi qui vais vous le dire ! Vous en savez mieux que moi ! Les élections en Afrique ne sont pas simples ! Sinon … !

ArtBF : Mais en tant que femme avertie, avez-vous pris conseils avec vos sœurs Ainées telles Juliette BONKOUNGOU, Béatrice DAMIBA, Marlène ZEBANGO, KANDO Véronique et même Sarah SERE SEREME, histoire de former un « Burkina Women Force One »  ?

MYK : Nous nous concertons !

ArtBF : Durant la campagne, vous portiez constamment le foulard luili pendé. Quel message particulier se cachait derrière ce foulard ?

MYK : Selon Monsieur Kariyon Somé, le foulard luili pendé est le symbole de la renaissance et de la relance, du nouveau départ dans les sociétés Ouest africaines et voltaïques des années 60.

La candidate sous la bannière du MRB, le parti du livre ouvert dans nos armoiries depuis les indépendances symbolise la Renaissance du Burkina par le biais d’une éducation socle de tout développement.

ArtBF : La caution de 25 millions de FCFA, ça été très dure pour vous , n’est-ce pas ?

MYK : Aux hommes candidats vous n’avez pas posé une telle question. Vous voulez dire qu’une femme intellectuelle comme moi, ayant occupé des postes de responsabilités dans des entreprises privées, ne peut justifier d’un patrimoine de 25 millions .

Pourtant, les femmes qui ont acquis des richesses par leur travail existent au Burkina. Seulement, elles s’engagent faiblement en politique. Mon engagement en politique est donc un message pour tous les burkinabé : la femme burkinabé est capable et compétente.

ArtBF : Comment comptez-vous la solder ?

MYK : Vous avez constaté que nous avons versé notre caution de 25 millions et les élections sont terminées, donc svp, ce chapitre est clos. Nous sommes à la l’étape suivante c’est en cours.

ArtBF : Etes-vous un peu déçue ?…

MYK : Pour paraphraser Thomas Sankara, « le pire n’est pas l’échec. Le pire est de ne pas essayer ». J’ai appris des enseignements qui me serviront de tremplin pour réussir l’élection à venir. C’est possible !

ArtBF : Seriez-prête à travailler avec Roch si toutefois vous étiez sollicitées ?

MYK : Au niveau de notre parti, le MRB, nous avons nos idéaux. Nous faisons la politique parce que nous avons quelque chose à offrir. Le MRB a un programme de société qu’il compte mettre en œuvre ou en exécution pour le bonheur du peuple burkinabè. Alors, si le Président réélu, SEM Roch KABORE me fait appel, j’irai servir à ses côtés pour ce pays-là ! Pour nous, cet appel sera entendu comme « un appel/un devoir citoyen » auquel il faille répondre absolument ! Je servirai avec loyauté.

Pour nous, faire de la politique, ce n’est pas seulement faire de l’opposition tout azimut si on n’est pas au pouvoir. On peut servir à tous les niveaux son pays quelle que soit la position qu’on occupe. Parce que le rang n’existe pas dans la politique, il n’y a que le moment qui compte.

ArtBF : A quel poste vous sentirez-vous aptes à mieux servir votre pays en dehors du poste de président bien entendu ; puisque ce poste est déjà pris. ?

MYK : A tous les niveaux que mon pays me sollicitera, j’airai si j’en ai les capacités !

ArtBF : Avec ZEPHIRIN ou à l’agriculture, des aménagements hydro-agricoles pour mieux   aider à la transformation de nos potentialités agricoles ?

MYK : Je dis et je le répète ; je n’ai pas de préférence ! A tous les niveaux que mon pays me sollicitera, j’irai si j’en ai les capacités !

ArtBF : A propos de l’agriculture, un reportage du 19 janvier 2021 diffusé par la rtb montrait l’inquiétude des maraîchers à faire écouler leurs produits. Certains sont même obligés de casser les prix pour réduire les dégâts. Et comme vous intéressez à la question agricole, quelle politique à votre avis pour booster ce secteur ?

MYK : Vous parlez de problème d’écoulement d’une production agricole brute. Les facteurs limitant de notre agriculture sont connus : d’une part, en amont, le déficit pluviométrique et la non-maitrise d’eau et d’autre part, en aval, c’est la non transformation et la non consommation de notre production.  Pourtant notre agriculture occupe près de 70% de la population. Nos nombreux agriculteurs ne peuvent pas nourrir le peuple et ne peuvent pas vivre des revenus de leur travail. La contribution de l’agriculture au PIB/PNB est faible. Voici décrit les causes essentielles du sous-développement du Burkina Faso.

Le projet de société du MRB constitué propose des programmes d’enseignement d’agronomie et d’autres filières technologiques en phase avec nos besoins de transformation agricole. L’aménagement des espaces agricoles et l’introduction des modules sur l’agronomie dès la base permettra à nos jeunes de s’intégrer dans leur région et s’intéresser au développement de l’agriculture.

Le développement du Burkina passera par la trilogie agriculture-transformation-consommation.

Le projet de société du MRB prône la création d’une usine par région pour transformer sur place la production agricole. Ensuite, nous militons pour l’émergence d’une classe moyenne de citoyens qui détiennent un pouvoir d’achat pour promouvoir la consommation locale.

Les burkinabè ne consomment pas parce que les produits agricoles ne sont pas transformés. Les produits ne sont pas transformés parce que les burkinabés sont mal formés. Les burkinabé ne consomment pas parce qu’ils sont pauvres, ils n’ont pas le pouvoir d’achat des citoyens qualifiés et bien formés.

ArtBF : Quels sont vos vœux pour l’année 2021 ?

MYK : Je formule des vœux de sécurité et paix à nos portes. La victoire du Burkina Faso sur le terrorisme ne se fera pas seulement sur le plan militaire. En plus des moyens militaires, j’exhorte notre gouvernement à explorer la voie du dialogue avec les groupes armés.

Je formule des vœux de cohésion sociale. Les dénouements des dossiers de crimes latents en justice et la bonne gouvernance sont les préalables d’une réconciliation nationale. J’exhorte à engager le dialogue et un contrat social.

J’exhorte le gouvernement à renforcer le dispositif sécuritaire pour le retour des déplacés et la réouverture des écoles.

J’exhorte à la refonte de notre système éducatif permettra de réussir la transition démographique ; l’autonomisation de la femmes réduit sa vulnérabilité aux conséquences de violences physiques et l’industrialisation de toutes les régions du Burkina créera des emplois et fera reculer la pauvreté et l’insécurité.

Enfin, j’exhorte notre gouvernement à faire preuve d’une volonté politique pour valoriser les compétences des femmes et les nommer à tous les niveaux de décision.

ArtBF : En retour que souhaitez-vous que nous vous adressions comme vœux du Nouvel an ?

MYK : Que du meilleur et que du meilleur ! Dieu bénisse le Burkina Faso.

Source : ArtistesBF

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