Journée du 8 mars : Les femmes vers un « Burkina Women Force One » (BWF-1)

Réflexion : La célébration du 8 mars, déclarée journée internationale pour la promotion des droits de la femme par les Nationa Unies se tient cette année dans un contexte mondial fortement secoué par la pandémie de la Covid-19. A l’instar des autres pays du Monde le Burkina s’apprête à marquer d’une pierre blanche cette journée dédiée à la femme triplement frustrée par les déplacements internes liés à l’insécurité, la pandémie de la covid-19 et les violences dont elle subit quotidiennement dans son foyer.L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est l-1-1024x683.jpg.

Message de la ministre en charge de la culture : C’est l’occasion pour moi de souhaiter une bonne fête à toutes les 

Au-delà du thème international « leadership féminin : pour un futur égalitaire dans le monde de la COVID-19 » les réflexions seront menées au Burkina autour de « Inclusion financière par le numérique pour un développement économique de la femme : défis et perspectives ». Comme nous pouvons le constater, ce sont deux thèmes ( le premier comme le second) qui interpellent chacun à plus de solidarité et particulièrement chez la femme, cet appel est encore plus pressant. Sans un élan de solidarité, nous ne voyons pas comment engranger des acquis encore moins atteindre un développement économique ou évoluer vers un monde égalitaire. C’est pourquoi nous en appelons aux femmes à plus de solidarité et particulièrement à toutes les femmes du Burkina à constituer un « Burkina Women Force One (BWF-1) pour défendre en rangs serrés leurs droits sur tous les plans et lutter efficacement contre toute forme d’injustice et de violence faite à leur endroit .

L’intégralité de l’entretien en vidéo.

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C’est également dans ce sens que nous voyons mieux la femme s’affirmer dans l’arène politique notamment sa représentativité dans les instances décisionnelles. Selon un rapport publié en 2000 par le département de l’information de l’ONU, il est stipulé que  » Aux rangs les plus élevés des structures décisionnelles nationales et internationales, la représentation féminine n’a pas connu d’évolution majeure depuis la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, tenue à Beijing en 1995. Dans les parlements nationaux, les femmes sont toujours minoritaires, leur représentation est estimée à 13 % au niveau mondial, et ce bien que l’électorat de la plupart des pays soit majoritairement féminin ».
11 ans après la diffusion de ce rapport, le constat est toujours là… Au Burkina, à la formation du Gouverment Tiéba-II, (08) postes étaient réservés aux femmes (soit 27,58%). La récente nomination du gouvernement Dabiré -II fait état de 09 ministres femmes soit 27% de femmes, un taux encore loin des 30% du quota genre.
Dans un pays dont l’effectif de l’électorat est majoritairement féminin près ( 51,7%.) les femmes méritaient mieux. Mais pour que la donne change, il faut une réelle volonté des femmes d’abord et cela passe par une solidarité agissante entre femmes. Et c’est de là que notre jargon « Burkina Women Force One « (BWF- 1) tire tout son sens et convient mieux dans la lutte que nous voulons assigner à la femme burkinabè.
Nous souhaitons qu’en 2025, ce concept soit une réalité pour finir avec cette mendicité récurrente de quota genre auprès des hommes parce que nous estimons que c’est un droit. Nous souhaitons qu’en 2025 que ce ne soit plus un quota négocié mais que les hommes n’aient plus le choix que de reconnaître celle qui est en face (la femme) avec qui, il faut désormais absolument compter.
En attendant, lisons ce que les femmes pensent de cette journée du 8 mars. Comment apprécient-elles la manière dont elle est célébrée au Burkina ? y -a-t-il eu des avancées significatives dans la lutte pour la promotion des droits de la femme ? enfin, l’importance de la solidarité entre femmes, c’est autant de sujets sur lesquels quelques femmes se sont prononcé …

Il s’agit de la Ministre en charge de la culture Mme Elyse Foniyama Ilboudo Thiombiano, de Madame Monique Yéli  Kam, seule femme candidate à l’élection présidentielle de Novembre 2020, de Marguerite Douanio, journaliste et promotrice du Dan Fani Fasion Week, de Hélène SEBGO cheffe de service de la radiodiffusion télévision de la Boucle du Mouhoun (RTB2/Boucle du Mouhoun),  et de Séraphine SOME Directrice Régionale de la Culture, des Arts et du Tourisme du Sud-Ouest . Nous n’oublions pas Peggy OUEDRAOGO, notre petite  « exclave » à qui nous disons grand merci pour service rendu  » à  la nation » (c’est elle qui a posé la voix dans la vidéo). Elle  recevra au cours de ce 8 mars son passeport d’ « exclave » affranchie afin qu’elle soit désormais une force dans la lutte pour la promotion de la femme.
Pour planter ce décor inédit, nous recevons Audrey KORSAGA, une jeune et talentueuse artiste musicienne qui nous donne sa lecture du thème de ce 8 mars 2021, qui met un point d’honneur sur le numérique Et à la promotion de l’entreprenariat féminin.
Bonne fête à toutes les femmes !

La rédaction

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