FDCT : renforcement des capacités des bénéficiaires du fonds du 1er appel

C’est entrant dans  l’optique d’apporter un soutien financier aux opérateurs culturels burkinabè  que l’atelier de renforcement des capacités des bénéficiaires  du 1er appel à projets du fonds de développement culturel et touristique (FDCT) a tenu ce 08 Avril à Ouagadougou une session de formation. Cette rencontre a servi de cadre  d’échanges  et de remise d’attestations de formation  aux différents bénéficiaires. C’était en présence de la PCA et du DG du FDCT.

Le DG du FDCT Alphonse TOUGOUMA (en blanc )

En effet, cette session de formation au profit des bénéficiaires de la subvention était de leur permettre d’avoir une notion claire sur la gestion de cette subvention. Ce qui aura  pour avantage de permettre aux bénéficiaires d’être  plus aptes à réussir  leur projet. Et pour le directeur du FDCT Alphonse TOUGMA, « Monter un projet , c’est une première étape, et réussir à avoir le financement, c’est une autre étape. Mais avoir des résultats dans la gestion des projets qui est notre objectif, çà aussi c’est un autre défi. Il a fallu donc que nous nous accordons avec ces bénéficiaires sur un certain nombre de capacité  à renforcer. Pour ce premier appel, nous avons reçu 415 projets et  nous avons financé 74 projets. Comme nous le disons, 244 projets  à notre avis étaient finançables car ils ont eu au moins la moyenne. Donc il faut dire qu’ il ya eu un effort dans le montage des projets.

 Pour ce premier appel, il faut dire que les projets qui ont bénéficié sont à hauteur de  6 millions et demi à 31 millions ».

Et l’occasion était donnée  aux bénéficiaires de remercier le FDCT et de faire aussi quelques recommandations.  Rodrigue KABORE, le Gestionnaire de la salle de ciné NERWAYA pense qu’il faut intégrer les moyens de paiement électroniques.

« Pour nous, on est content parce que quand vous avez 470 dossiers et que  70 ont été retenus et qu’à l’intérieur de ces 70 vous faites partie, c’est une satisfaction pas totale parce que cela nous appel à peut mieux faire ………  Maintenant, ce que je peux faire comme recommandations au niveau du fonds, premièrement, c’est de revoir la partie  participation apport personnel. Vous savez pour une entreprise comme la nôtre, quand on vous demande d’apporter jusqu’à 15% de ce que vous avez eu, c’est-à-dire , plus vous avez une subvention élevée, plus votre apport personnel augmente. Ce qu’on oublie de dire,  c’est qu’on est obligé de puiser cet apport personnel dans vos trésoreries pour l’utiliser pour ce projet uniquement.

Pendant ce temps votre société fait comment ? parce que c’est  structurel. Donc vous êtes obligé de rechercher 15% ailleurs pour permettre à la structure qui occupe le projet de ne pas fermer. Donc finalement on se retrouve à 30% . Donc ces 15% pose un problème  alors que cela devrait être plutôt comme une garantie qui permet à la structure de montrer sa bonne foi. Vidéo

Deuxièmement, c’est de tenir compte de l’évolution financière. Car, si dans le projet je dois faire un payement de 200 milles francs à l’un de mes partenaires qui est à 400 km de Ouagadougou qui se trouve dans une zone où il n’ya pas d’institution financière et qu’ on m’exige que ce soit payé par les chèques, je fais comment ? Alors que je peux par des moyens de transfert électroniques lui envoyer rapidement l’argent pour que le projet ne se bloque pas. Donc je pense que le FDCT et ses partenaires  doivent aussi à intégrer aujourd’hui ce moyen financier qui a les traces…… » dixit Rakis Rodrigue KABORE.

Il faut rappeler que le programme d’appui aux industries créatives et de la gouvernance de la culture ( PAIC-GC) a été financé par l’Union Européenne et l’Etat burkinabè sur une durée de 5ans (2018-2023). Et c’est uniquement trois filières qui sont concernées par ce programme. Ce sont l’artisanat de l’art et le design ; le cinéma et l’audiovisuel ; et les arts de la scène

Une remise d’attestation de formation a mis à la rencontre.

Source : ArtistesBF

 

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