Environnement : 8ème journée mondiale contre Monsanto.

Le 16 mai de chaque année et ce, depuis 2013 se tient une marche mondiale contre Bayer-Monsanto pour dénoncer et mettre fin au système agrochimique de la firme. Au Burkina, en lieu et place d’une marche, c’est une conférence de presse qui s’est tenue à l’Espace Napambeogo pour donner les contours de cette marche mondiale.

Organisée par le Collectif Citoyen pour l’Agro-Ecologique (CCAE), la rencontre avec les hommes de médias a tenu lieu à une déclaration dans laquelle le CCAE fustige le secteur agrochimique comme étant responsable du déséquilibre actuel du système écologique  mondial.  Disparition des insectes pollinisateurs, pollution des eaux, des sols et de l’air sont autant de maux liés à l’introduction des OGM et autres intrants chimiques qui constituent de réelles menaces pour l’humanité.

Le président du CCAE Ali TAPSOBA et ses camarades font le même constat au Burkina Faso. En effet, « plusieurs tentatives d’introduction de cultures transgéniques sont en cours au Burkina Faso. Il s’agit du Niébé BT et des moustiques génétiquement modifiés », soulignent Ali TAPSOBA et ses Camarades.

Les membres du Collectif Citoyen pour l’Agro-Ecologique tirent donc sur la sonnette d’alarme car au-delà de ce constat, ils reprochent également au gouvernement un certain nombre de faits dont l’absence d’une étude d’impact sur les lâchers des moustiques GM effectués en Juillet 2019, du nombre de moustiques recapturés et du coût même de l’opération.

C’est pourquoi, au regard de cette situation inquiétante, le collectif interpelle les décideurs politiques et appelle à une mobilisation citoyenne pour renforcer la production agroécologique et la diffusion des savoirs locaux de lutte contre le paludisme.

Le collectif termine ses propos en prônant pour une agriculture écologique à même de « nourrir l’humanité sans détruire »

Source : ArtistesBF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *