Société : Le SYNACIT exprime son ras-le-bol

Le Syndicat Autonome des Contrôleurs et Inspecteurs du Travail (SYNACIT) a tenu ce mardi 22 juin 2021, à Ouagadougou, une c. A travers sa déclaration liminaire, Il a dénoncé la situation sécuritaire difficile et les défis que rencontre le peuple burkinabè sur le plan de la bonne gouvernance, de la liberté démocratique et syndicale, de la justice sociale et de la promotion du dialogue social.

Au cours de cette rencontre avec les Hommes de médias, le Syndicat Autonome des Contrôleurs et Inspecteurs du Travail (SYNACIT) de par son bureau exécutif national, dénonce des pratiques qui constituent des violations flagrantes des principes et droits fondamentaux au travail, telles la remise en cause des acquis syndicaux, l’interdiction des sit-in, la répression des militants syndicaux, etc. Une situation qui prévaut spécifiquement au sein du ministère en charge du travail, d’où cette sortie médiatique pour attirer l’attention de l’opinion publique. Selon ledit syndicat, le Ministre Séni Mahamadou OUEDRAOGO depuis son arrivée à la tête du ministère en charge du dialogue social s’est engagé dans une voie de déni du dialogue social et un mépris des partenaires sociaux, malgré l’existence des textes en vigueur en la matière. Les multiples demandes d’audience formulées par le SYNACIT pour le rencontrer sont restées sans suite et la dernière date de mars 2021, nous précise Séni PAMA, le Secrétaire général-adjoint.

Aussi, la dernière session d’échanges entre gouvernement et organisations syndicales des travailleurs date depuis 2016, soit cinq (05) ans. « Ce déni de dialogue social au sein du ministère chargé de promouvoir le dialogue social se ressent au niveau national par le cafouillage dans la tenue de la rencontre gouvernement-organisations syndicales des travailleurs. La dernière session de cette rencontre est celle de 2016 », nous confie Yacouba BOLOGO, le Secrétaire général du SYNACIT dans la déclaration.

Sur le plan de la gouvernance administrative

La question de la gouvernance administrative a aussi fait l’objet de dénonciation par le SYNACIT. Pour les militants, la gestion chaotique jamais vue dans l’histoire de l’administration du travail au Burkina Faso, entachant ainsi la cohésion et le rendement des directions, est la résultante du refus de dialogue social par les autorités du ministère.

Sur le plan de la liberté syndicale

Dans ce volet, le syndicat révèle des actes discriminatoires et antisyndicaux conçus et développés par le Ministre en charge du Travail. Cela s’explique par le licenciement de certains responsables, jugés  proches du syndicat. « Certains responsables administratifs, jugés ou soupçonnés d’être proches du SYNACIT sont identifiés et démis de leurs fonctions de directeur ou de chef de service comme il nous a été donné de constater dans certaines directions » , précise le Secrétaire général du syndicat, Yacouba BOLOGO.

Par cette occasion, le Bureau Exécutif National du Syndicat Autonome des Contrôleurs et Inspecteurs du Travail (SYNACIT) condamne donc ces actes des autorités du ministère en charge du travail, qu’il juge liberticides. Il s’agit alors pour eux, de garantir les principes et les droits fondamentaux au travail.

Par ailleurs, le syndicat se dit prêt pour trouver les moyens afin de bouter ces pratiques hors de l’administration du travail, mais reste néanmoins ouvert à un dialogue franc et sincère.

Jacob COMPAORE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *