Burkina Faso : léger remaniement ministériel

Suite au remaniement ministériel opéré ce mercredi 30 juin 2021, ayant conduit au départ de Chérif SY et Ousséni COMPAORE, respectivement en charge de la Défense et de la Sécurité, un conseil extraordinaire s’est tenu sous la présidence de son excellence Roch Marc Christian KABOR pour une prise de contact avec les nouveaux venus.

Monsieur SIGUIRE

C’est une nouvelle que les burkinabè attendaient plus ou moins et ce, depuis les attaques meurtrières de Solhan. Et comme de l’eau qui fait déborder le vase, l’embuscade qui a couté la vie de 13 policiers sur la route de Barsalogho est venue jeter de l’huile sur le feu. Au regard donc de cette situation préoccupante, un léger remaniement ministériel est intervenu ce 30 juin 2021.

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Ainsi, le Président Roch Marc Christian KABORE, chef de l’Etat reprend la gestion du ministère de la défense nationale avec à ses côtés un officier, qui selon les dires du Premier Ministre Christophe DABIRE : « devrait lui permettre de gérer les questions opérationnelles de la défense nationale ».

Le colonel-major Barthélémy SIMPORE est le nouveau ministre délégué auprès du Président du Faso, chargé de la défense nationale et des anciens combattants.

Monsieur Maxime Koné, précédemment ministre délégué chargé des Burkinabè de l’intégration assume désormais la fonction de ministre de la sécurité. A propos de sa nomination, le Premier Ministre d’affirmer : « Aujourd’hui avec monsieur Maxime Koné à la tête de la sécurité, nous allons procéder à cette redistribution du dispositif sécuritaire au niveau national et faire en sorte que notre volonté de réoccuper le terrain et de permettre aux personnes de pouvoir retourner sur leur territoire, de pouvoir se réinstaller et contribuer au développement économique. »

Une dame au poste de ministre délégué chargé de l’intégration africaine. Madame Clarisse MERINDOLE/ OUOBA est celle qui va occuper désormais ce poste.

De l’analyse de Christophe Joseph Marie DABIRE, « l’attaque de Solhan a servi de détonateur parce que cela a permis de mettre en évidence un certain nombre de dysfonctionnement au niveau de notre dispositif de défense et de sécurité. Ce serait faux de dire que l’attaque de Solhan et les embuscades tendues au policiers au niveau de la région de Barsalogho n’ont pas joué dans les décisions qui ont été prises.»

Farida SAWADOGO (Stagiaire)

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