Fespaco 2021 : Le navire est arrivé à bon port

Débutée le 16 octobre dernier, la 27è édition du cinéma de l’audiovisuel et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) vient d’éteindre ses lampions ce 23 octobre 2021. Malgré le tumulte, les vagues et les soubresauts, le Navire n’a pas coulé ; il est arrivé bien au contraire à bon port.

Réflexion : Jamais un Fespaco de mémoire n’a été aussi tumultueux que cette 27è édition. Se déroulant d’abord dans un contexte économique, sanitaire et sécuritaire difficiles, cette 27è édition aurait  frôlé de justesse l’étouffement. L’absence de patriotisme chez certains organisateurs, l’indiscipline chez d’autres responsables, l’excès de bruit et la gourmandise sont entre autres faits qui ont failli étouffer le festival. En effet, pour certains organisateurs et pas des moindres, cette 27è édition était comme la caverne d’Alibaba où il faut en profiter au maximum. Et chacun y allait pour son mieux. Du bruit, il y en a eu. Certains mêmes allant à souhaiter  un Fespaco tournant du fait de la faiblesse et de l’inconfort dans nos salles …

La passion des festivaliers pour le 7è Art et la volonté politique de nos dirigeants sont à saluer

Nous disions tantôt que la 27è édition a été tumultueuse. Heureusement qu’au fil du temps, la crue baissait, les vagues s’agitaient de moins en moins et on pouvait enfin s’entendre autour de l’essentiel. C’est vrai comme le dit Friedrich Hegel, « Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion ». Et le Fespaco n’échappe pas à cette vision car, sans la passion des aînés, de Madame Alimata SALAMBERE, de Bernard YONLI et autres, ce rendez-vous cinématographique aurait encore mis du temps pour décoller.

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Et nous croyions encore que c’est cette passion pour le cinéma qui a été déterminante au niveau des festivaliers. En se déplaçant massivement au Burkina en dépit de tous les maux que nous traversons en ces temps, il faut être vraiment animé d’une grande passion. Mieux, les festivaliers ont fait preuve d’une certaine hauteur et de maturité d’esprit en restant au-dessus de la mêlée. N’eût été cette passion pour ce 7ème Art, le Festival serait loin encore du compte. Donc, mention spéciale aux festivaliers !

La présence du Président Macky SALL du Sénégal et de 5 à 6 ministres des pays de la sous-région montrent l’intérêt de leurs pays pour cet évènement culturel africain. C’est l’une des rares fois (en dehors de l’édition 2019 qui a réuni trois Chefs d’Etat), où le Fespaco a compté tant de ministres de la culture. C’est le lieu de souligner avec force la volonté politique de nos dirigeants de relever un défi.

Enfin, il faut féliciter le public burkinabè qui a montré par sa mobilisation que le FESPACO est  bien son affaire. Contrairement à certains médias qui qualifient  l’affluence de timide, la 27è édition a tout de même rempli la cuvette de sport de Ouaga 2000. Cet indice, bien qu’insuffisant est assez  révélateur et c’est un effort qui est à saluer également.

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