Burkina Faso : des OSC de femmes apprêtent un mémorandum pour le MPSR

Au lendemain du changement à la tête du Burkina Faso, des organisations de femmes se mobilisent pour participer efficacement à cette phase transitoire de l’histoire politique de leur pays. Plusieurs structures féminines se sont réunies ce 03 février à la Maison de la Femme sur l’initiative du Cadre de concertation des organisations et acteurs intervenant sur le genre et la participation citoyenne des femmes au Burkina Faso. Il s’agit pour ces femmes leaders d’adopter un mémorandum qui sera présenté aux nouvelles autorités du pays.

« Synergie d’actions des organisations de femmes et de jeunes filles pour un processus de reconstruction post crise participatif et inclusif au Burkina Faso », c’est sous ce thème que des femmes responsables et membres d’organisations féminines du Burkina Faso ont répondu à l’invitation du cadre de concertation des organisations et acteurs intervenant sur le genre et la participation citoyenne des femmes au Burkina Faso. Martine Yabré, la coordinatrice du cadre de concertation a expliqué aux femmes le contexte desdits échanges ainsi que le but visé. Dans son discours d’ouverture, le représentant du Conseil régional des OSC du Centre a invité les participantes à bien ficeler le mémorandum qui doit relater les besoins de la femme.

Pendant sa présentation « Les défis et enjeux d’une transition pour les femmes », Françoise Pioupare, de la Coalition Femme-Paix et sécurité au Burkina Faso, a fait une analyse des deux discours du MPSR, Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration et à identifier des défis majeurs comme le retour des familles déplacées chez elles, l’opérationnalisation des engagements nationaux et internationaux en faveur des femmes et à la refondation des textes relatifs à la création des partis politiques, formations et regroupements de politiques. Pour la modératrice Dr Julienne Gue, vice présidente de l’association des femmes scientifiques, « il faut redorer le blason des OSC, assainir le milieu et se prendre au sérieux ».

Lorsque la parole a été donnée au public, les femmes leaders et membres d’organisation n’ont pas manqué de se réjouir de cette démarche à ce moment crucial du Burkina Faso ; d’autres ont relevé des points à améliorer dans la lutte commune pour l’épanouissement des femmes notamment plus impliquer les jeunes filles, envisager un groupe de pression et d’éviter les conflits de leadership. Après ces échanges, l’atelier s’est poursuivi avec l’amendement du mémorandum et des réflexions ont été menées sur les actions à mener par la suite.

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